• témoignage de BAKAJIKA MUANA NKUBA intitulé "RESCAPE DE L'ENFER 2/ publie par amoya beaudelaire

    Le monde invisible : En 1976, le Curé m'appela pour m'informer de l'expiration de son mandat au Zaïre. Il me dit qu'il ne voulait pas m'abandonner en cours de route, selon sa propre expression. Nous devions donc faire à présent un pas de géant, pour atteindre le but final. Je croyais pourtant être parvenu au sommet de mes pouvoirs, et je fus surpris de savoir qu'il me fallait encore apprendre quelque chose. Je pris rendez-vous avec lui pour me rendre au cimetière à minuit, en sa compagnie. Notre voyage astral : En sortant de chez lui, à minuit, le Curé prit avec lui un petit tapis rectangulaire. Arrivé au cimetière, il invoqua le premier mort enterré là, en l'invitant à faire son travail, parce que nous allions voyager. Après une nouvelle invocation, il me fit un signe et me demanda de me mettre avec lui sur le tapis. Aussitôt, nous nous sommes dédoublés. Nos corps restèrent au cimetière, sous la bonne garde du premier enterré, et nous nous rendîmes dans notre esprit dans le monde occulte invisible. Nous nous retrouvâmes dans un monde très beau que je n'avais jamais vu de mon vivant, et dans une très belle ville. Nous parcourûmes les larges rues bien tracées et embellies. Il y avait des immeubles gigantesques à la décoration très raffinée. Nous nous engageâmes dans la rue du Cimetière et, au numéro 102, nous nous retrouvâmes au Siège de la Direction Générale de la Magie. Nous fûmes reçus avec faste. Je vois mes interlocuteurs : Déjà, au seuil de l'immeuble, je fus surpris de retrouver ma photo, de très grande dimension, affichée sur le mur de la salle d'attente. Comme je désirais en savoir plus, le Curé me dit que cette photo avait été prise lors de notre première visite au cimetière. Un moment après, nous fûmes introduits dans un bureau où se tenaient ceux qui nous avaient parlé au cimetière. J'ai reconnu, d'après leur constitution, qu'il s'agissait d'anges. Il y avait là trois personnages qui s'appelaient respectivement : Patron BOMBARD, qui s'occupait de l'administration et de toutes les relations extérieures, Patron MADRAC, qui était un guerrier et un juge, que l'on invoquait dans les situations fâcheuses, et qui avait le pouvoir d'indisposer, de rendre malade, de paralyser ou de tuer, suivant les cas, et Mademoiselle Marie-Jeanne BRIGNET, femme d'origine indienne, qui s'occupait des finances. Je fis leur connaissance, ainsi que celle du premier enterré du cimetière où je faisais mes visites. C'est lui qui faisait fonction d'agent de douane, en quelque sorte, pour nous faciliter l'accès au monde invisible. Ceux qui fréquentent le monde invisible : Après avoir fait la connaissance de ces personnages de l'au-delà, je fus présenté à d'autres personnages terrestres qui avaient des relations avec le monde invisible, surtout ceux qui habitaient au Zaïre. Invité dans la grande salle, je retrouvai beaucoup de personnages historiques, dont on avait étudié la vie à l'école, des savants, des inventeurs, des grands hommes d'affaires, des hommes politiques et, enfin, des membres du clergé catholique, cardinaux, prêtres, etc. La séance de ce jour était organisée pour que je sois présenté officiellement au monde invisible. Je vis le Pape Paul VI faire son entrée. C'est lui qui dirigeait les cérémonies. Il va sans dire que le Pape était le représentant de tous les vivants qui fréquentaient le monde invisible, et il détenait le pouvoir suprême. Le Pape était encore vivant à l'époque. Il prononça un long discours, à la suite duquel je fus baptisé Maître du 3° degré, 16° puissance. La cérémonie s'acheva par un « vin d'honneur », mais ce « vin » était du sang humain. Certains aspects de ce monde occulte : Il n'y avait ni jour ni nuit dans ce monde, mais il y avait une atmosphère ambiante. Après cette première prise de contact, le Curé, sur autorisation de BOMBARD, m'emmena visiter ce monde en compagnie d'un autre personnage. Je fis un tour d'horizon, me faufilant par ici, sortant par là, au milieu de tous ces immeubles et édifices somptueux. Nous nous arrêtâmes devant une haute clôture, hermétiquement fermée. Quelqu'un vint nous ouvrir, et nous demanda de rester sur le seuil. A l'intérieur, des gens portaient de lourds fardeaux, certains étaient suspendus par un pied, la tête en bas, d'autres étaient en train d'être torturés, etc. Curieux, je demandai de quoi il s'agissait. On me répondit que c'étaient des gens qui s'étaient suicidés sur terre, et qui devaient subir le châtiment, car ils n'avaient aucun droit de mettre fin à leur vie. Plus loin, ce personnage attira mon regard sur un endroit qui présentait la forme d'un puits perdu, tellement grand et profond que je ne pus en déterminer ni l'étendue ni les dimensions. Il me dit qu'il s'agissait de l'enfer, mais il n'était pas ouvert, car le temps n'était pas encore accompli (ce qui etait un mensonge). Comme le temps de retourner sur la terre approchait, nous revînmes chez BOMBARD pour lui dire au revoir. Il me demanda si j'avais faim. Naturellement, j'étais rassasié par la découverte de ce nouveau monde. Il me présenta un biscuit, petit et rond, que j'ai savouré. Une fois consommé, ce biscuit apaise l'appétit pendant trois jours. Notre retour sur terre : Toutes les formalités ayant été accomplies, nous regagnâmes la terre. Je fus surpris de constater qu'il était minuit lorsque nous arrivâmes au cimetière. Dans ce monde invisible, il n'y a pas d'heures comme sur la terre. Il me semblait que j'avais passé environ 30 minutes dans ce monde. Or, en réalité, nous y étions restés trois jours. Pendant notre absence, des esprits (démons) s'étaient revêtus de nos corps et avaient vaqué à notre place à toutes nos activités habituelles sur terre. Nous avions l'habitude de nous retrouver dans le monde invisible à l'occasion de toutes les fêtes catholiques tout au long de l'année, et en réunions extraordinaires, sur convocation du monde invisible. Nous devions respecter certains interdits, entre autres : ne pas se laver nu, ne pas se rendre au cimetière au moment où l'on enterrait quelqu'un, ne pas serrer la main à quelqu'un le matin, etc. Je devais chaque mois sacrifier des coqs et des pigeons blancs... A l'aide de mon tapis magique, je pouvais voyager sur toute la terre des vivants sans aucune formalité administrative, et j'ai pu ainsi faire le tour du monde. D'un autre côté, mes parents ne comprenaient pas les activités que je pratiquais. Un jour, mon père m'accusa d'être un voleur, mais je lui affirmai que ce n'était pas le cas. Je lui promis de lui payer une voiture dans les jours à venir. A ces mots, il me prit pour un aventurier, et ne crut pas ce que je lui disais. BOMBARD m'ordonna de m'acheter une parcelle de terrain et de quitter le toit paternel. Le site choisi pour moi était le quartier de l'hôpital de KANANGA, non loin du cimetière de la ville, du côté où était jadis le cimetière des prématurés. Cet endroit était idéal pour me permettre d'entrer facilement en contact avec le monde invisible ou de faire mes visites au cimetière sans empêchement. Cette parcelle se situait au N° 35 de la rue N'SELE. Dans le même temps, je remis une somme d'argent à mon petit frère pour qu'il achète aussi une parcelle. Ceci fut réalisé au quartier KAMAY à KANANGA. Les attaques des sorciers continuent : Comme nous vivions dans une société traditionnelle, les attaques des sorciers continuaient. Ils firent tout ce qu'ils purent pour me déstabiliser. Ils cherchèrent même à m'ôter la vie s'ils en avaient eu la possibilité, mais en vain. La position que j'occupais par rapport à eux était très prééminente. Ne pouvant rien contre moi, ils allèrent m'accuser dans le monde invisible. Pour ma part, je ne fus pas tenu informé de leur manège. Mais, un jour, je reçus un message m'invitant à me rendre dans le monde invisible à minuit. J'allai vite prévenir le Curé qui, de sa propre initiative, décida de m'accompagner. Il était minuit quand nous regagnâmes le monde invisible. Là, on me demanda d'attendre mes accusateurs pour comparaître devant le juge MADRAC. Je fus surpris, mais le Curé, mon fidèle compagnon, me rassura. Un moment plus tard, je vis arriver une file de neuf personnages, tous membres de ma famille, que je connaissais parfaitement bien. Ils s'assirent non loin de nous. Le juge intervint pour nous demander de passer à la barre. La première question fut pour savoir si nous nous connaissions. La procédure était la même que sur la terre. Ceci fait, on leur demanda pourquoi ils m'avaient accusé. A ces mots, ils répondirent tous ensemble qu'ils avaient constaté la position très élevée que j'occupais par rapport à la leur, et qu'ils craignaient que je leur cause du tort à la longue. Ils avaient donc voulu prendre les devants pour m'éliminer. L'audience fut levée après leur condamnation : on remit à chacun un jeton sur lequel était inscrite une date. Cette date correspondait à celle de la mort du détenteur de chaque jeton. Ils rentrèrent sur terre tout confondus. On m'informa de mon côté que ces sorciers allaient user de représailles pour venger leur sort, mais qu'ils ne réussiraient pas. Rentré sur terre, je remarquai un changement d'attitude sur le visage de chacun de ces sorciers. Pour en savoir plus, je tentai de visiter l'un d'entre eux, qui était un oncle paternel. Il me repoussa comme un chien. Son entourage ne le comprit pas, car, naguère, nous étions en bons termes avec lui. Ceci se répéta partout où je passai voir ces fameux sorciers. Eux et moi nous savions très bien de quoi il s'agissait, tandis que les voisins se demandaient ce qui se passait. La réaction des sorciers fut terrible. Ils m'envoyèrent des serpents magiques, ou des chiens pour me mordre, mais ils échouèrent lamentablement. Un jour, il était 13 heures, et je me reposais dans ma chambre. Je vivais encore chez mes parents. J'entendis un bruit singulier contre le mur de la cloison. J'eus juste le temps de me lever du lit, et j'aperçus un serpent tout noir, mesurant 3 mètres de long (il fut mesuré après avoir été tué), et d'environ 8 cm de diamètre, qui s'apprêtait à me mordre. Je voulus fuir, mais le serpent se précipita pour me barrer le chemin. J'invoquai le monde invisible pour distraire le serpent. Ceci fait, je sortis prévenir mon petit frère pour qu'il tue le serpent. A l'approche de mon petit frère, le serpent se mit aux aguets, juste à l'entrée de la maison, pour attaquer quiconque oserait entrer. Mon petit frère tenta d'abord de l'atteindre en lui jetant des cailloux, mais son lance-pierre se brisa. Pendant ce temps, le serpent se disposa à fuir, mais je l'en empêchai par les prières que je faisais sans cesse. Brusquement, l'un des paroissiens, nommé BUABUA, est arrivé comme s'il avait été appelé, son lance-pierre à la main. Il réussit à tuer cette bête. Cette manoeuvre se reproduisit plusieurs fois, car c'était la contre-attaque des sorciers, qui cherchaient soit à dérober ma chaînette, soit à me faire mordre pour m'éliminer. Mais ils échouèrent complètement. Après les serpents, ils ont tenté de m'attaquer avec un chien, mais cette tentative s'est encore soldée par un échec. Ils sont tous morts à ce jour. Le rôle des chiens, des boas et des pigeons : Dans les parcelles (terrains) des grands hommes d'affaires, il y a un petit élevage de bassecour, où ne manque jamais un chien. Nous devions aussi élever un chien, mais ce chien ne s'achetait pas sur un marché terrestre. On se le procurait dans le monde invisible. Une fois que ce chien était dans notre terrain, il n'aboyait que contre les sorciers et les petits magiciens, et il les empêchait d'entrer dans le terrain. Lorsque le propriétaire était absent, ce chien enregistrait chaque jour toute visite de gens de l'extérieur, ainsi que leur nom et l'objet de leur visite. Au retour du propriétaire, le chien lui communiquait toutes ces informations, avec tous les gestes propres aux chiens qui accueillent leur maître. C'est à ce moment que ce chien faisait son rapport à son maître, pour l'informer de tout ce qui s'était passé pendant son absence. Pour la circonstance, j'acquis moi aussi un chien dans le monde invisible. Je pouvais aussi, en arrivant dans la propriété de quelqu'un, interroger soit un arbre, soit une poule, ou même son chien, pour savoir tout ce qui s'y passait. Le boa et le pigeon jouent un très grand rôle dans le monde des affaires. Car en dépit de toutes les richesses dont nous disposions, nous avions aussi cette mauvaise volonté d'exploiter les banques nationales et internationales. Si nous avions besoin de quelques millions, on achetait un pigeon. Après avoir prononcé une prière à minuit, nous lâchions le pigeon en l'envoyant dans une banque déterminée, et il nous ramenait l'argent dans les cinq minutes. Le pigeon était préférable au boa pour sa rapidité. Mais si l'on avait besoin de milliards, on envoyait cette fois un boa qui, vers trois heures du matin, ramenait l'argent qu'il allait vomir dans une chambre spéciale appelée « sanctuaire ». Quant au pigeon, il servait aussi de messager entre les magiciens eux-mêmes, ou entre eux et le monde invisible. Je dois me marier : Vers cette époque, je dus me marier sur l'ordre du monde invisible. Dans ma maison se trouvait une grande armoire, qui contenait des millions de zaïres. Pour ne pas être tourmenté par ma femme, je lui consacrai un tiroir de l'armoire, où elle pouvait puiser autant d'argent qu'elle le voulait, sans même me demander mon avis. Même si elle avait tout vidé le soir, le lendemain matin le tiroir était toujours plein. 1 Jean 2 : 15-16 nous donne le conseil suivant : « N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. » Et pourtant, il y a même des enfants de Dieu qui sont tentés d'envier des pécheurs qui mènent grande vie, en croyant qu'ils sont eux-mêmes punis par Dieu. Or il nous suffit de nous réjouir de ce que le Seigneur nous donne, car Il sait la mesure utile de ce qu'il nous faut chaque jour. Je reçois une nouvelle voiture : Après cela, on me dit de passer au magasin de vente d'automobiles à KANANGA, jadis situé en face de la gare centrale, et nommé AFRICAUTOZAIRE. Je devais y prendre livraison de la voiture que j'avais demandée au monde invisible quelque temps auparavant. Je fixai rendez-vous à mon neveu pour qu'il m'y accompagne. Le jour fixé, un mardi matin, je rappelai à mon père que le moment était venu de lui offrir la voiture promise. Il n'accepta pas mon offre, mon neveu non plus. Mais nous nous rendîmes quand même sur les lieux. Lorsque nous arrivâmes, mon neveu fut très surpris de l'accueil chaleureux qui nous fut réservé : « Patron, vous êtes déjà là ! Votre voiture est prête, voulez-vous un chauffeur ? » Je leur répondis que je conduirais moi-même. Or je n'avais jamais conduit de voiture de ma vie. Je me suis mis au volant, et j'ai invoqué le monde invisible pour recevoir la capacité de conduire. Ceci fait, j'invitai mon neveu à bord, et nous partîmes. A la maison, mon père n'en revenait pas... Dans mon quartier, tout le monde savait que c'était mon père qui avait commandé cette voiture, car il était commerçant reconnu. Quant à moi, j'étais homme d'affaires et étudiant. Le rôle des bijoux : Comme nous n'avions pas d'amour fraternel, nous allions aussi jusqu'à faire souffrir même ceux qui n'avaient pas de grands moyens financiers. Pour cela, nous passions dans une bijouterie pour copier certains des modèles présentés, et nous passions commande de ces modèles dans le monde invisible. Pendant la nuit, nous venions remplacer ces modèles par les nôtres. Le matin, ces bijoux provenant du monde invisible devenaient soudain beaucoup plus attrayants que les modèles du bijoutier, même si ceux-ci étaient auparavant restés ignorés. Toute personne qui achetait ces bijoux et les emmenait chez lui s'attirait toutes sortes d'ennuis, sans qu'il sache à quoi ils étaient dûs. Au cours de la nuit suivante, je me déplaçais en esprit pour chercher où étaient mes bijoux. Dans toutes les maisons où ils se trouvaient, ils émettaient une lumière semblable à celle d'un girophare. Je pénétrais ensuite dans les maisons où se trouvaient ces bijoux, pour observer le mode de vie de ses occupants, puis je leur jetais un mauvais sort. Alors surgissaient des maladies dans ce foyer, des accidents, ou des problèmes qui occasionnaient toujours des dépenses dont nous profitions. Le port des bijoux n'est pas une nécessité pour les enfants de Dieu, la Bible nous en parle clairement dans les deux passages suivants : « Je veux aussi que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux, mais qu'elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu » (1 Timothée 2 : 9-10). « Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu » (1 Pierre 3 : 3-4). Mes lunettes magiques : Je portais des lunettes spéciales, qui jouaient un grand rôle dans ma vie. Lorsque je les portais, je pouvais démasquer toute puissance occulte. Si quelqu'un portait des fétiches ou des talismans, ou pratiquait la sorcellerie, je pouvais le voir en le regardant au travers de ces lunettes. Je pouvais alors détruire tous ces talismans et fétiches sans que leur détenteur s'en aperçoive. C'est par la suite, en tentant de les invoquer, qu'il s'apercevra qu'ils ne répondent plus. Je pouvais faire ces choses, car je détenais un pouvoir supérieur à toute magie et toute sorcellerie ordinaires. La sorcellerie n'était qu'une petite puissance à laquelle je ne faisais pas beaucoup attention car, à mon égard, elle ne représentait rien. Mon pouvoir était situé à un niveau que les petits magiciens ne pouvaient pas atteindre. Mes activités ecclésiastiques : Tout en faisant fructifier mes affaires, j'entretenais de bonnes relations avec le clergé catholique, ainsi qu'avec tous les paroissiens. Bien qu'étant jeune, je fus élu successivement Président du Carrefour des Jeunes de la Paroisse Saint-Bruno, Président du Présidium Junior de la Légion de Marie, puis co-fondateur de la Curia Junior Sainte-Famille, où je remplis les fonctions de Trésorier, Secrétaire, puis Vice-Président. Lors de chaque vacance à l'un de ces postes, je posais ma candidature et j'étais élu à la majorité des voix, car rien ne pouvait me faire obstacle. Mes visites dans le monde invisible étaient devenues très fréquentes, à tel point que tous mes administrés furent au courant, et je captivais leur esprit pour les empêcher de s'opposer à moi. Un jour, alors que j'effectuais un séjour de fin d'année dans le monde invisible, BOMBARD m'informa que j'avais été choisi pour diriger la Paroisse Saint-Bruno. Il me semblait qu'il y aurait un problème, car il y avait déjà un Président. Voyant ma pensée, BOMBARD me dit qu'il y aura des problèmes au comité directeur de la Paroisse et qu'à mon insu, les membres du comité poseront et soutiendront ma candidature, en votant massivement pour moi, à la grande satisfaction de tous. Ces problèmes dans le comité directeur devaient être provoqués par le monde invisible lui-même, pour me permettre de passer au stade pratique de la manipulation des esprits humains, c'est-à-dire de les emmener à croire et à pratiquer ce que je leur ordonnerais. Il faut noter que ma présidence est restée dans la mémoire de tous, à cause des activités que j'avais entreprises et du succès rencontré. J'étais encore dans le monde invisible quand la parole de BOMBARD se réalisa. Rentré sur terre quelques jours plus tard, je découvris que j'avais été élu Président du comité paroissial. Je pris en mains la direction de la Paroisse. Je fais une parenthèse pour dire qu'il en est de même pour le choix des évêques et des cardinaux, et pour l'élection du Pape. Tout est déjà arrangé à l'avance dans le monde invisible, et les vivants ne font que concrétiser ces choix. Je disais la messe ordinaire, celle des circonstances et même celle des défunts. La paroisse connut un essor considérable pendant toute la durée de ma présidence. L'équipe de foot-ball que j'avais formée était invincible, car c'était moi qui prévoyais le résultat des matchs, et qui imposais le score voulu. A cause de cela, les jeunes m'avaient appelé MVIDI MUKULU, c'est- à-dire « DIEU ». Lors d'une réunion dans le monde invisible, je demandai à BOMBARD de me montrer JESUS-CHRIST. Lorsque je prononçai ce nom, je vis tout le monde s'agenouiller, et je restai perplexe, ne comprenant rien de ce qui se passait. Au bout de cinq minutes, ils se relevèrent, et BOMBARD m'interdit formellement de citer à nouveau ce nom, en me disant que, chez eux, on l'appelait « VIEUX PAPA ». Comme j'insistais pour le voir, il me répondit qu'il habitait très loin, mais que je devais savoir qu'il les avait placés là pour nous servir. Plusieurs jours plus tard, il m'emmena dans un jardin, situé dans le monde invisible, où il me montra un homme crucifié, dont le sang coulait encore tout frais. Il me dit que c'était l'homme que je cherchais. Malheureusement, c'était un mensonge. Je découvris par la suite que cet homme sur la croix était un Démon (avec un D majuscule). C'est celui que les catholiques représentent sur leurs images et leurs idoles... Le Fondateur Général : Dans mon souci de tout savoir, je demandai encore à BOMBARD de me montrer le Directeur Général qui coiffait toutes les activités de la direction générale. Un rendez-vous fut pris pour le mercredi de la semaine suivante. Vers minuit, je me rendis dans le monde invisible. Nous fûmes soudain surpris par un très fort tremblement de terre, et nous nous prosternâmes. Celui qui se présenta avait une taille bien plus grande que celle de BOMBARD. Parvenu au lieu où nous étions, il se tint devant moi et me demanda pourquoi je le cherchais. Je relevai la tête pour le regarder, et je vis qu'il avait trois têtes. Toutes ces têtes parlaient chacune à tour de rôle. Je lui répondis que je voulais d'abord le connaître, puis je lui dis que je voulais être un multimilliardaire sur la terre. Il me répondit que je devais d'abord me réjouir de ce qu'il m'avait déjà donné, et qu'à l'âge de 30 ans, il me donnerait la richesse que je lui demandais. Pour terminer, il me demanda de lui offrir en sacrifice une chèvre qui ne mettait plus bas, ce qui fut fait. En réalité, ce Directeur Général du monde invisible avait un nom : on l'appelait communément le Fondateur Général FELIX. Il en est certes le fondateur, car le monde invisible lui appartient entièrement. Mais il s'agit en réalité de Satan, qui ne fait que se déguiser sous plusieurs formes. Qui sont les sorciers : Je vous ai décrit plus haut ce que les sorciers voulurent faire dans ma vie. Et, pendant toutes mes activités, je ne perdis pas cela de vue. Un jour, en 1981, je me rendis dans le monde invisible pour demander des renseignements qui pouvaient m'être utiles concernant les sorciers, le diable et Dieu. Ayant abordé BOMBARD dans ce sens, il me parla d'abord de Dieu. Il me dit que Dieu les avait placés à cet endroit pour servir les vivants, mais qu'il n'y avait pas moyen d'entrer directement en contact avec Lui, sinon par l'intermédiaire du Directeur Général, qui habitait un peu plus loin que l'endroit où nous nous trouvions. C'était ce Directeur Général qui, sur mon insistance, m'avait été présenté par BOMBARD : un être qui avait une grande autorité, et qui avait trois têtes. C'était lui qui, d'après BOMBARD, était le représentant de Dieu. Mais personne ne pouvait approcher ce Dieu Créateur, que l'on appelait VIEUX PAPA dans le monde invisible. Une fois le dossier des sorciers ouvert, il m'initia pendant toute une nuit sur ce sujet. Voici brièvement les renseignements recueillis : La transmission des pouvoirs maléfiques : Le détenteur d'un pouvoir maléfique le transmet par étapes successives. D'abord il étudie la personne à qui il veut le transmettre, en repérant dans la famille du nouvel initié les personnes à immoler et sur lesquelles il faut jeter un mauvais sort. Après avoir ainsi préparé le terrain, il donne à la victime une semence diabolique qui, dans le coeur de la victime, lui donnera de ne jamais dévoiler de secrets, même au prix d'un sacrifice. Ceci lui permet aussi de garder le contact permanent avec les autres sorciers, et de s'obstiner sur cette voie, pour aller jusqu'au bout. A mesure que cette semence se développe, le nouvel endoctriné commence à apercevoir le monde des sorciers. Mais il ne peut lui-même s'y rendre que lorsqu'il reçoit son propre moyen de transport, qui peut être soit un stylo Bic, soit un porte-plume, soit un roseau ou la feuille d'un arbre quelconque. Petit à petit, il commence à prendre connaissance des membres de son assemblée, ainsi que de la hiérarchie du pouvoir. Jusque là, il est un novice. Il ne peut accomplir aucun acte ni jeter aucun mauvais sort, tant qu'il n'est pas complètement initié. Les premières semaines, les nouveaux initiés participent nus aux assemblées, tandis que les gradés portent des costumes fabriqués avec des feuilles d'arbres. Pour terminer son initiation, le nouveau disciple doit signer un pacte avec le souverain maître : Satan. Mais ce n'est qu'après ce pacte qu'il reconnaîtra qu'il s'est engagé à servir Satan. Comme il est lié par ce pacte, il ne peut plus se désister, sous peine de se voir liquidé. Mais on lui fait la promesse qu'il disposera de richesses infinies, et qu'il pourra aussi utiliser un avion personnel. Le jour de l'initiation, on immole une belle vache. Rappelez-vous qu'à partir de 18 heures, chaque sorcier se met en contact avec son monde et ses confrères. A l'heure fixée par le souverain maître, Satan, le nouveau disciple doit passer en revue tous ses chefs hiérarchiques, pour qu'il soit bien connu. Devant eux se trouve une grande marmite contenant la viande de la vache grasse. Le novice doit se diriger vers la marmite pour prendre connaissance du mets qui y est cuit, en vue de prendre sa part. A première vue, il constatera qu'il s'agit de chair humaine. Normalement, il n'aura pas le courage d'en prendre. Sur injonction des anciens, il se servira et, cette fois, il constatera qu'il s'agit de viande de vache. Derrière la marmite se trouve Satan, prêt à prendre acte du serment, mais le novice ne le voit pas encore. Au moment où il tire sa part et la mange devant tous, il est encouragé par les applaudissements de l'assistance. C'est alors qu'il signe un pacte de fidélité et d'obéissance à tous les ordres et à toutes les missions qui lui seront confiés, et qu'il s'engage à garder strictement le secret de la sorcellerie. Après avoir mangé, c'est alors qu'il se rendra compte de la présence de Satan derrière la marmite. En revenant de l'autel, les anciens lui demandent de concrétiser son pacte par une promesse de sacrifier une personne qui lui est chère, en compensation de ce qu'il vient de manger. Le nouvel initié se voit obligé de donner le nom de cette personne et le délai pour chercher à l'atteindre. Après avoir conclu ces engagements, il reçoit l'avion qui lui avait été promis par les anciens. Désormais, il peut voyager où il veut à bord de son propre appareil. C'est à partir de ce moment qu'il peut aussi jeter des mauvais sorts. La sorcellerie est subdivisée en trois grandes branches : La sorcellerie familiale : Cette branche de la sorcellerie a des pouvoirs limités au niveau du clan ou de la tribu. La puissance se transmet entre parents et enfants, ou entre enfants eux-mêmes, ou entre membres du même clan ou de la même tribu. Mais les sorciers, dans cette catégorie, ne peuvent atteindre une personne en dehors de ces limites. La sorcellerie régionale ou ethnique : Cette branche de la sorcellerie concerne toute une population parlant la même langue, en général au niveau d'une ethnie ou d'un pays. Chaque ethnie est dirigée par un conseil. Par exemple, les Bakongo ont leur conseil, les Baluba, les Baswahili ont le leur, etc. A ce niveau, tous les différents conseils ont des rapports entre eux. Si, par exemple, des Bakongo veulent atteindre un membre de leur ethnie qui se trouve au KASAI, ils vont demander à ceux qui se trouvent sur place de leur prêter main forte. Lorsqu'un conseil se réunit, il délibère sur les victimes qui doivent être choisies pour être exécutées, et soumettent leur rapport au souverain maître. Si celui-ci est d'accord sur une personne, celle-ci est mise à mort. Mais, s'il refuse un candidat, celui-ci ne sera pas tué. La sorcellerie internationale ou universelle : Cette branche englobe l'ensemble de tous les conseils du monde, sans distinction de race, de sexe ni de langue. Ces conseils sont dirigés par des membres élus qui disposent des pouvoirs les plus étendus. Ils peuvent agir sur n'importe qui, quelle que soit son ethnie ou sa langue. C'est parmi eux que sont élus les secrétaires généraux, qui ont le privilège de rencontrer Satan quand ils le veulent, et qui peuvent voyager dans leur monde à n'importe quelle heure. Les secrétaires généraux et leurs adjoints se réunissent quatre fois par semaine : le lundi, le mercredi, le vendredi et le samedi. A chaque réunion, chaque secrétaire général doit apporter les noms de cinq personnes à sacrifier. Comme ils détiennent un pouvoir absolu sur n'importe qui, ils peuvent atteindre des personnes faibles d'esprit, ou provoquer des accidents pour se procurer des victimes. Ils pillent tout sur leur passage, et font des sacrifices aveugles sans discernement, jusqu'à exterminer les membres de leurs propres familles. Sur ce plan, il y a une différence entre les magiciens et les sorciers. Les magiciens font aussi des sacrifices, mais avec plus de modération et de dissimulation, à tel point qu'il est souvent difficile de les soupçonner. Quoiqu'ils servent le même maître, Satan, il y a un antagonisme profond entre magiciens et sorciers, sauf lorsqu'il s'agit de préserver des intérêts réciproques. Le sorcier peut procéder de plusieurs manières pour tuer une personne : par accident, par maladie, etc. Lorsqu'il s'apprête à emporter une victime, il DEPLACE LE COEUR de cette dernière. La personne donne alors tous les signes de la mort, tout en étant encore en vie. Elle peut entendre tous ceux qui la pleurent, mais ne peut ni bouger ni rien faire, car son coeur n'est pas à sa place. Elle se rend compte qu'on la prépare pour son enterrement, et elle est consciente de tout ce que l'on fait à son corps jusqu'à ce qu'elle soit placée dans la tombe. A 18 heures, les anciens appellent celui qui vient de sacrifier une personne, en vue d'endurcir son coeur par un cérémonial particulier. A ce moment, le sorcier perd toute envie de pleurer, et il s'associe à la joie de ses confrères, d'avoir pu faire une nouvelle victime. Au même moment, les sorciers viennent, de manière occulte, déterrer le corps de la victime pour l'emmener dans le monde invisible. Là, cette personne passe en jugement, avant d'être transformée en un animal quelconque, vache, chèvre, etc., en vue de l'apprêter pour être mangée. Lorsque les sorciers se réunissent, le jour fixé, tout sorcier ordinaire est tenu de fournir une âme à sacrifier, tandis que tout secrétaire général, ou son adjoint, est tenu de sacrifier cinq âmes. En outre, chaque secrétaire général est tenu de sacrifier CINQ CENTS personnes au mois de Juin de chaque année, et CINQ CENTS personnes au mois de Décembre ! Ces chiffres peuvent sembler exagérés pour certains, mais ils sont véridiques. Tous les accidents qui entraînent des centaines de morts à travers le monde sont provoqués par ces grands sorciers. Ils se présentent toujours sous un aspect sale, laid et méprisable, et se tiennent aux carrefours et aux arrêts de bus pour provoquer les gens en les salissant. Ceux qui se fâchent contre eux ou les injurient sont marqués, et le sorcier va provoquer un accident du bus ou du taxi où sont montées ces personnes, pour les faire mourir. Il est donc dangereux d'injurier ou de se fâcher contre un inconnu. Le sorcier sait très bien que lorsqu'on est fâché, ou lorsqu'on se moque de quelqu'un, on est en état de péché et séparé de Dieu. Il en profite donc pour accomplir sa besogne. Autres actions maléfiques des sorciers : Dans le quartier où vit un secrétaire général, les gens ne progressent pas. Les jeunes filles ne trouvent jamais à se marier et ont des enfants en dehors du mariage. Ou bien, si certaines se marient, elles vont divorcer après avoir eu quelques enfants et retourneront chez elles. Les jeunes hommes aussi, malgré leurs diplômes, ne trouveront jamais d'emploi. Les sorciers leur mettent des cerveaux de bébés, et ces jeunes passent la journée à jouer aux cartes, aux dames, ou à discuter du sport, etc. Les sorciers transmettent aussi des épidémies en enfermant de manière occulte le cerveau de leurs victimes dans des fruits : mangues, avocats, etc. Ils peuvent même mettre en vente sur les marchés du monde de la chair humaine, sous forme de viande de vache, par exemple. On trouve alors les clients faisant la queue par dizaines pour acheter une telle viande, car tout ce qui vient du monde invisible est très attrayant. Mais lorsqu'il faudra préparer une telle viande, elle sera sans saveur, et elle écumera lors de la cuisson. Eu égard à ce qui précède, cela ne signifie pas qu'il ne faut plus manger de certains fruits ou de certains aliments, mais nous devons faire ce que dit la Bible : tout doit être pris avec actions de grâces. « Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière » (1 Timothée 4 : 4-5). Pour tout ceci, il existe une issue de secours, à savoir JESUS-CHRIST ! Lui seul peut nous délivrer d'une telle servitude ! Ma rencontre avec Lucifer : Déjà habitué à côtoyer les esprits, même les plus puissants, je ne cessais de demander quelle était leur origine et qui ils servaient. Il me fut révélé que c'étaient les serviteurs du grand maître Lucifer. Je cherchais donc une occasion de rencontrer celui-ci, mais cette occasion ne se présentait pas. Après avoir pris connaissance de l'organisation de la sorcellerie, et toujours dans mon souci d'en savoir plus, je demandai à BOMBARD de tout faire pour me mettre en contact avec le « diable ». Quand j'eus prononcé ce mot « diable », BOMBARD se fâcha contre moi et me demanda pourquoi je l'appelais ainsi. Il enchaîna pour me dire que nous tous, nous étions à son service. Quelle surprise ce fut pour moi ! Il poursuivit en disant que le mot « diable » était une appellation péjorative employée par les habitants de la terre, et que je devais savoir, à partir de ce jour, qu'il s'appelait « SOMODIEU DE DEUX COEURS ». Heureux de cette découverte terrifiante, je demandai donc à BOMBARD de me mettre en contact avec lui. Il me répondit qu'il était trop occupé, et qu'il était pratiquement impossible de le rencontrer. Toutefois, il était possible de tenter d'entrer en contact avec son secrétaire particulier et garde de corps, pour savoir s'il pouvait faire quelque chose. BOMBARD me donna donc une prière pour invoquer NABAM, le garde de corps de Satan. Il me dit que NABAM était très dangereux pour les vivants, ce qui revenait à dire que je devais être très prudent et veiller à ce qu'il ne me touche pas quand il m'apparaîtrait, car je devais alors mourir sur le champ. La cérémonie d'invocation devait se dérouler à minuit. Je devais faire toute une préparation dont je ne donnerai pas le détail, sinon pour préciser que je devais me procurer, entre autres choses, de l'eau bénite que l'on trouve dans les églises catholiques. Je devais tracer à la chaux sur le sol un cercle pour moi, et un cercle pour NABAM, et je devais être seul dans la maison, car NABAM aurait emporté avec lui l'âme de quiconque se serait trouvé dans la maison à ce moment-là. Je choisis alors le moment, pour faire partir en week-end mon épouse et tous ceux qui se trouvaient avec nous. Ils étaient contents de tout l'argent et des cadeaux que je leur remis pour les parents chez qui ils allaient passer le week-end. Avec le courage diabolique qui m'animait, je tentai l'action. Je respectai toutes les normes de l'invocation, et NABAM m'apparut dans un vent tumultueux. Je lui donnai à boire l'eau bénite. Puis il me posa la question : « Pourquoi m'as-tu appelé ? » Je lui répondis que j'avais besoin de rencontrer Satan. Il me défendit formellement de l'appeler Satan, mais plutôt SOMODIEU DE DEUX COEURS. Il fit l'éloge de sa puissance et me proposa des bijoux : chaînette, bague, etc., qui me donneraient du succès dans mes entreprises, à condition de ne jamais les porter dans les églises où l'on priait le Dieu créateur. Je refusai son offre, car la chaînette que je possédais déjà pouvait être utilisée sans aucune condition restrictive, et j'insistai pour voir SOMODIEU DE DEUX COEURS. Je voulais aller vite pour gagner du temps et découvrir encore d'autres choses. Il me fixa alors un rendez-vous deux jours plus tard, et me remit, par correspondance, la prière d'invocation adéquate. Le jour du rendez-vous, à minuit, j'invoquai le souverain maître. Dans la chambre où je me trouvais, appelée « sanctuaire », j'entendis un très fort tremblement de terre, accompagné d'un vent violent, tellement violent que je crus que les arbres étaient cassés au-dehors. Soudain, je vis apparaître devant moi un lézard qui, à mesure que le vent soufflait, augmenta de plus en plus de taille, en l'espace de quelques secondes. Lorsqu'il eut atteint les dimensions d'un crocodile, il se transforma en être debout, de forme humaine, mais dont tout le corps était couvert d'écailles de couleur émeraude, sauf les mains et la tête. Il avait l'apparence d'un jeune homme d'une trentaine d'années. Il parla le premier pour me demander pourquoi je l'avais appelé. Je lui répondis que je désirais être compté parmi les milliardaires de ce monde, et que je voulais aussi faire sa connaissance. Il fit semblant de se gratter et tira de l'une de ses écailles une longue liste de noms d'hommes, séparés par un trait rouge. Il me montra cette liste, et je fus surpris de voir inscrits les noms de tous les membres de ma famille, les vivants d'une part, et les morts de l'autre. Il me demanda de désigner, parmi les vivants, cinq personnes que je devais lui sacrifier pour obtenir sur le champ la richesse demandée. Je restai quelques secondes confondu, puis je lui demandai de me laisser le temps de réfléchir, en lui précisant que je le rappellerai pour lui donner ma décision. Avant qu'il parte, je lui ai demandé son adresse. Après un moment d'hésitation, il me dit qu'il habitait sous la MER ROUGE. En un clin d'oeil, il me dit au revoir et disparut. J'avais hésité, car depuis que je faisais mes affaires, on ne m'avait jamais demandé de faire un sacrifice humain. A partir de ce jour, je n'ai plus invoqué Lucifer de cette manière, mais je suis allé lui rendre visite dans sa demeure. Nous nous sommes fixés un jour, puis nous sommes allés à la Mer Rouge pour le rencontrer. Nous tenant sur la rive, du côté de l'Arabie Saoudite, nous prononçâmes l'invocation. Une ouverture se fit auprès de l'eau, et nous entrâmes par cette ouverture. Nous fûmes accueillis par NABAM dans un immeuble décoré avec le goût le plus exquis. Puis le grand maître vint nous souhaiter la bienvenue. La première question qu'il me posa fut pour savoir si je lui avais amené les cinq personnes demandées. Je m'excusai et il accepta mes excuses. Or ce n'est pas dans ses habitudes d'accepter une excuse de n'importe qui et pour n'importe quoi. Il me révéla alors qu'il avait déjà dirigé ce monde trois fois, sous la forme de Papes, lors des première et troisième croisades, et lors de la guerre de 100 ans. C'était Lucifer qui s'était incarné dans ces Papes. Cela s'expliquait, car un véritable serviteur de Dieu ne peut pas lancer une guerre pour tuer des gens. Jamais une guerre n'a été sainte, pour autant qu'il y ait le sang qui coule. Je sus aussi que le Fondateur Général que j'avais déjà vu avec trois têtes était toujours lui, déguisé sous une autre forme. En outre, le Jésus représenté sur la croix par la Grande Babylone n'est autre que Lucifer lui-même, maître de la trinité diabolique, sous l'emblème de trois têtes. Il me dit qu'il faisait tout pour me rapprocher de lui, car il m'aimait beaucoup. Il m'autorisa à assister à ses réunions, et à aider les autres dans leurs missions macabres : tuer des gens par milliers, provoquer des accidents, détruire les églises où il y avait un début de réveil, en envoyant des esprits mauvais pour décourager les fidèles ou leur donner de la faiblesse spirituelle, ou en envoyant des esprits d'impudicité, arme efficace pour anéantir toute véritable puissance spirituelle. Que de pillages et de massacres ont été accomplis par nous ! Que de groupes chrétiens et d'églises dispersés ! Par toutes ces pratiques, j'étais déjà exclu de la liste des enfants de Dieu. « Si quelqu'un se tourne vers ceux qui invoquent les esprits et vers les devins, pour se prostituer avec eux, je tournerai ma face contre cet homme, et je le retrancherai du milieu de mon peuple » (Lévitique 20 : 6). Je fonçais éperdûment vers l'abîme. Je savais à présent que mon sort final était l'enfer, mais Lucifer nous disait que nous allions nous y habituer. Lucifer venait me visiter chez moi même pendant le jour, au vu de tous, mais personne ne se rendait compte qu'il s'agissait du prince de ce monde. On croyait qu'il s'agissait de l'un de mes collègues trafiquants de diamants. Nous sortions ensemble pour courtiser des femmes, et le sort qui attendait ces femmes était la mort, après beaucoup de souffrances et de malédictions dans leur vie. Beaucoup de prostitués, hommes ou femmes, ont eu ainsi des relations sexuelles avec un mauvais esprit, ou avec un grand magicien, qui, extérieurement, avaient l'air de gens tout-à-fait convenables. J'avais reçu de Lucifer des lunettes magiques, par lesquelles je pouvais détecter tout sorcier, tout magicien ou tout féticheur, et déterminer le niveau de sa puissance. Ces lunettes ne sont pas à confondre avec les lunettes ordinaires que je porte maintenant. Lucifer est déterminé à faire pécher beaucoup de gens, pour les écarter de la face de Dieu et pour grossir ses rangs. « La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14 : 34). C'est pourquoi il y a aujourd'hui beaucoup plus de gens qui ont des mauvais esprits en eux, par rapport aux époques antérieures, parce que Lucifer a déchaîné toute sa puissance pour séduire le monde au maximum, en utilisant notamment le goût Du luxe, la recherche des beaux habits et la recherche de la gloire. Par tous ses camouflages, Lucifer séduit également les gens par la superstition et l'art d'interpréter les signes. Il est aussi à l'origine des idoles (statues, médailles, images pieuses...), des amulettes, des cordes, des anneaux, des tissus rouges qu'il faut porter sur les hanches, dans certaines églises diaboliques qui brandissent pourtant la Bible. D'autres églises utilisent des symboles, comme par exemple le signe « S », censé représenter le mot « salut ». D'autres le font d'une manière un peu plus compliquée, en entrelaçant le « S » dans une croix, ou en utilisant le signe de la croix gammée. D'autres se serrent la main en forme de croix, d'autres portent obligatoirement des habits blancs, etc. D'autres choisissent des jours pour faire ou ne pas faire certaines choses : ne pas voyager, se marier, semer, laver, se couper les cheveux ou les ongles, etc. Vous trouverez dans ces églises du diable des milliers d'adeptes prêts à tout sacrifier pour défendre les intérêts de leur communauté. La divination, l'astrologie, le yoga, la rose-croix, le mahigari, la psychanalyse, la télépathie, ont un rapport direct avec la magie. Pour accomplir des choses surnaturelles et des miracles, et à cause de l'ambition et de l'avidité des hommes, le diable se cache aujourd'hui sous les noms savants de RECHERCHE et de SCIENCE. Il existe aussi toute une littérature inspirée par le diable, dont la simple lecture entraîne une possession démoniaque. On peut ainsi citer les titres suivants : « Les cinq livres de Jean », « Théologie rationnelle », « Le livre de la sagesse », « Les forces magiques en nous », « Lettres du ciel », etc. L'heure est venue où Dieu veut enlever toute notre ignorance concernant toute la stratégie du diable. « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8 : 32).

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